Sortir de la normalité

Comment agir efficacement du diagnostic au suivi du TDA/H : Partie 1

 

 

Vous soupçonnez un TDA/H, chez vous, votre moitié, votre enfant ? Ou alors vous avez découvert votre TDA/H lors du diagnostic de votre enfant? Peut-être que vous vous rendez compte que vos problèmes d’inattention, votre bougeotte ou certains comportements vont au-delà du simple caractère difficile et sont un handicap dans votre vie ? À partir de là, comment agir efficacement pour réussir à avancer dans votre vie, et aller du diagnostic au suivi, sans y laisser toutes vos plumes ?!

 

 

Quel praticien pour le diagnostic du TDA/H enfant ou adulte

 

Selon que l’on soit enfant ou adulte, le diagnostic ne passe pas forcément par les mêmes professionnels. Il ne faut pas oublier que le TDA/H chez l’adulte est juste en train d’être reconnu officiellement, et que d’un point de vue général il y a beaucoup plus de professionnels qui peuvent épauler l’enfant dans son apprentissage et dans sa sociabilisation. Je ne vais pas beaucoup développer en ce qui concerne l’enfant car on peut trouver déjà beaucoup de ressources sur internet.

 

Pour les enfants

Jeux pour entraîner le cerveauOn peut citer :

  • le pédopsychiatre, qui peut diagnostiquer et suivre l’enfant.
  • le psychomotricien, l’orthophoniste, le psychologue ou autres professions dans le suivi plus particulier de certains symptômes : troubles de l’acquisition du calcul, du langage oral ou écrit, de la coordination motrice ou du traitement des informations visuo-spatiales, etc.

Je ne parle pas ici des médecines alternatives qui agissent d’une manière complètement différente sur la personne atteinte et sont efficaces aussi bien sur les adultes que sur les enfants. Elles feront l’objet d’un article à part entière car elles sont très variées et différentes d’une prise en charge classique.

 

Le diagnostic et la prise en charge peuvent être un peu longs et frustrants donc ne perdez pas courage, ça va venir ! 😉

 

Pour les adultes

En ce qui concerne les adultes, plusieurs problèmes peuvent rendre les démarches un peu plus longues. La première…. c’est nous. Et oui quand il s’agit du rejeton on s’active toujours plus que pour soi-même hein ? Et puis, avoir un bon retour sur soi, accepter le fait d’avoir un problème qu’on n’arrive pas à résoudre soi-même, et faire des démarches longues quand on a justement un problème avec les tâches longues et ennuyeuses, ça demande beaucoup, BEAUCOUP de courage, de détachement, d’auto-analyse et d’objectivité envers soi-même. Donc soyons honnêtes envers nous-même, enlevons nos œillères, prenons notre étendard de guerre et partons au combat pour notre salut !

 

 

1ière étape : l’auto-diagnostic

Une question?

Commencer par un auto-diagnostic à plusieurs avantages. Il est frustrant de rester longtemps dans l’attente d’une réponse à nos questionnements. Il existe des tests, très complets, qui vous permettront de savoir plus précisément quels sont vos symptômes et leur gravité. Ces tests sont ceux utilisés par les professionnels eux-même pour vous diagnostiquer et sont trouvables sur internet. Lisez bien les consignes du test et quand vous arriverez chez le psychiatre par exemple, il ne lui restera plus qu’à discuter avec vous pour finir le travail, et il n’aura pas à vous dire de remplir le questionnaire pour pouvoir avancer la prochaine fois ! De toute façon allez y toujours en étant le plus actif et volontaire possible, c’est ce qui vous fera avancer beaucoup plus rapidement vers votre but. 🙂

 

Les professionnels que l’on va aller voir sont débordés et ont donc assez peu de temps à accorder à chaque patient par entretien. Le mieux est donc de prendre les devants et de faire le plus de travail sur soi possible avant d’y aller.

  • Notez vos analyses de vous-mêmes, vos comportements, vos symptômes, etc.
  • Notez vos avancées à chaque nouvel entretien
  • Notez vos questions, ça vous empêchera de les oublier 😉

Pour les tests qui existent, certains demandent l’aide d’un proche. D’après mes recherches ce sont les plus complets.

 

Il existe les tests :

Tests sous forme de questionnaire

  • DIVA 2.0 (plus complet)
  • ASRS v1.1 (plus concis)
  • QI WAIS (ce test n’est pas destiné à diagnostiquer le TDA/H mais à savoir à quel niveau il entrave notre potentiel. Il peut se passer après les autres tests mais n’est pas obligatoire, et certains praticiens n’aiment pas le faire passer parce qu’ils ne sont pas d’accord avec la notion d’intelligence décrite dans ce test)

Vous pouvez passer les deux tests DIVA et ASRS pour vous, mais les praticiens ne font en général passer qu’un seul des deux.

 

 

2ième étape : qui aller voir en premier

 

Plusieurs types de professionnels sont conseillés pour un premier rendez-vous :

  • Le Neurologue :

Lors d’un entretien, il peut vous faire passer un premier test et faire un pré-diagnostic. Dans certains cas il pourra aussi utiliser l’imagerie cérébrale (mais je crois que c’est quand même rare). Il aiguillera ensuite vers un psychiatre spécialisé ou un autre professionnel qui pourra faire un suivi pour une “thérapie” plus ou moins longue selon les spécialités. (Je mets le mot thérapie entre parenthèse car certaines sont plus du coaching que de la thérapie.) Il ne peut en général pas faire le diagnostic final, mais les temps d’attente pour obtenir un rendez-vous sont beaucoup moins long que pour un spécialiste, donc vous pourrez vous faire une première idée assez rapidement.

  • Les Psychiatres :

Il y a plusieurs types de psychiatres. Tous feront un diagnostic, mais la principale difficulté pour le patient est qu’ils n’ont pas du tout la même vision du fonctionnement de la psychologie humaine et ne tirent donc pas les mêmes conclusions pour un même patient avec les mêmes symptômes.

Le psychiatre comportementaliste spécialisé TCC (thérapie cognitive et comportementale) se base sur la neurologie, donc la structure du cerveau et de ses neurones, pour comprendre la psychologie d’un individu. Avec lui on a donc une thérapie courte (quelques semaines à quelques mois selon le patient) pendant laquelle on va mettre en place des méthodes et astuces concrètes pour résoudre les différents problèmes qui handicapent le patient.

Le psychanalyste se base sur l’histoire et l’inconscient du patient pour comprendre son comportement et sa façon de voir le monde. L’idée est que quand l’inconscient passe au conscient, le problème se résorbe automatiquement car les solutions viennent d’elles-mêmes. En général il ne reconnaît pas le TDA/H comme un trouble et pense que les différents symptômes peuvent être dus à d’autres troubles (comme l’anxiété généralisée par exemple). Il va donc faire une thérapie longue (qui peut aller jusqu’à une dizaine d’années) pendant laquelle on va décortiquer toutes les causes et conséquences de notre problème. Attention, il y a plusieurs écoles là aussi : jungienne, freudienne, lacanienne. Les deux dernières sont vraiment à proscrire pour un TDA/H.

Pour savoir à quel type de thérapeute vous avez affaire, il faut le lui demander lors de la première prise de contact.

 

Doc_et_son_brainscan

 

Il y a longtemps eu une sorte de querelle entre les différentes branches de la psychiatrie. Aujourd’hui la plupart des professionnels s’accordent sur le fait que toutes les branches sont un pan du fonctionnement humain et donc dépendantes les unes des autres. Mais les personnes avec un TDA/H seront en général plus adaptées à une thérapie de type TCC, qui est plus courte et plus concrète avec des méthodes de résolution de problème.

Attention cependant, il y a très peu de psychiatres qui se sont spécialisés ou même connaissent assez bien le TDA/H, même chez les comportementalistes. Donc pensez à bien vous renseigner sur les spécialités d’un thérapeute avant de prendre rendez-vous.

Pour cela vous pouvez notamment vous rendre sur le site de l’AFTCC, qui regroupe tous les thérapeutes affiliés formés aux thérapies cognitives et comportementales.

Plusieurs associations francophones ont des listes de médecins compétents dans le diagnostic et le suivi du TDA/H. L’association TDAH Partout pareil, par exemple, a créé des groupes de discussion sur Facebook par régions et peut informer sur les différents thérapeutes présents dans chaque département.

 

 

Et vous où en êtes-vous ? Avez-vous commencé à faire des démarches ? Quels sont les principaux problèmes que vous rencontrez ? Répondez-moi en commentaire pour que je puisse savoir sur quels points concentrer mes recherches, je répondrais peut-être dans mes prochains articles 😉

Si vous avez aimé cet article, n’oubliez pas de me mettre un petit pouce bleu et partagez l’article sur Facebook par exemple, comme ça d’autres personnes pourront profiter de ces informations, améliorer leur quotidien, laisser un commentaire, partager l’info, et ainsi de suite !

 

Si l’article vous a intéressé, je vous invite à lire : Comment agir efficacement du diagnostic au suivi du TDA/H : partie 2 !

 

 

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